La Chapelle et la Saint Yves

1 - Historique:

Située sur la commune de Guipavas au Douvez, ville du département du Finistère dans la région Bretagne, la chapelle Saint-Yves est un édifice de plan rectangulaire (17,20 m x 8,10 m) construit en 1892 par M. Charmant Jestin (entrepreneur de Guipavas) sous la direction de M. Morgant, curé. Construite sur le site d’une ancienne chapelle seigneuriale du début du XVIe siècle; seul vestige de cette période, une statue de Saint Yves, en granit de Kersanton, retrouvée dans une ferme des alentours .
Cette chapelle remplace une ancienne chapelle fondée par la famille de Kerroudaut. Le 25 février 1827, M. de Poulpry-Larougat, héritier de la famille de Kerroudaut, fit don de la chapelle à l'église de Guipavas.

On y dit la messe tous les dimanches et les fêtes gardées, à l'exception des jours de Noël et de Pâques. Tout à côté, se voient encore les fondements de l'ancienne chapelle, entièrement faite de pierres de taille, et dont la porte sert de porte d'entrée à la maison de ferme de Keroudaut, tandis que la pierre d'autel, très longue, y sert de pierre de foyer. Quelques statues en pierre, venues de cette chapelle, ornent les abords d'un puits, à Kergallet.

L'ancienne chapelle de Saint-Yves appartenait à la famille de Keroudaut ; mais le corps politique y nommait des marguilliers *, y percevait les offrandes. On y disait des messes. On y allait une fois l'an, du bourg, en procession.

*Un marguillier membre du conseil de fabrique est un laïc, chargé de la construction et de l'entretien de l'église, de l'administration des biens de la paroisse (terres, locations de terres, écoles, rentes et impôts), de veiller à l'entretien des locaux, de tenir le registre de la paroisse et de préparer les affaires qui doivent être portées au conseil. Les membres de ce conseil sont au nombre de trois : un président, un trésorier, un secrétaire.

Le clergé de Guipavas trouvait plusieurs raisons de construire cette chapelle. Le conseil de fabrique se réunit le 3 janvier 1892 et délibéra à ce sujet. Ce coin de la paroisse était assez populeux, les chapelles voisines étaient assez éloignées (et la chapelle de Saint-Nicolas qui appartenait à M. Bonamy pouvait être fermée selon le désir de son propriétaire). Et M. Morgant décida d'acheter le terrain de l'ancienne chapelle. L'acte d'achat précise que « Monsieur Charles-Jean-François Morgant acheta pour cinquante francs, les frais en plus, le 26 février 1892, folio 63 case 12, de Mme Marie-Amélie-Frédérica Grivel, de M. Bonaventure-Marie Le Saulnier de la Cour... le triangle de terre situé en Kermeur-Kerroudaut où était l'ancienne chapelle de Saint-Yves ».

On y dit la messe tous les dimanches et les fêtes gardées, à l'exception des jours de Noël et de Pâques. Tout à côté, se voient encore les fondements de l'ancienne chapelle, entièrement faite de pierres de taille, et dont la porte sert de porte d'entrée à la maison de ferme de Keroudaut, tandis que la pierre d'autel, très longue, y sert de pierre de foyer. Quelques statues en pierre, venues de cette chapelle, ornent les abords d'un puits, à Kergallet.
L'ancienne chapelle de Saint-Yves appartenait à la famille de Keroudaut ; mais le corps politique y nommait des marguilliers *, y percevait les offrandes. On y disait des messes. On y allait une fois l'an, du bourg, en procession.

Situé sur la commune de Guipavas au Douvez, ville du département du Finistère dans la région Bretagne, cette chapelle remplace une ancienne chapelle fondée par la famille de Kerroudaut. Le 25 février 1827, M. de Poulpry-Larougat, héritier de la famille de Kerroudaut, fit don de la chapelle à l'église de Guipavas.

1.1 - Construction de la Chapelle

chapelle Saint-Yves est un édifice de plan rectangulaire (17,20 m de long sur 8,10 m de large) construit en 1892 par M. Charmant Jestin entrepreneur au bourg de Guipavas (de la famille Jestin du Panier Fleuri; son petit-fils Pierre Jestin est marchand de vin à Brest). M. Morgant, curé de Guipavas, dirigeait les travaux.

Construite sur le site d’une ancienne chapelle seigneuriale du début du XVIe siècle; seul vestige de cette période, une statue de Saint Yves, en granit de Kersanton, retrouvée dans une ferme des alentours.

L’édifice actuel est en pierres enduites de ciment, sans cachet particulier, mais intéressante par sa simplicité et l’attachement que lui portent les gens du Douvez.

Les murs intérieurs sont crépis et peints, la voûte lambrissée,en bois peint, le tout en parfait état. A la statue de St Yves s’ajoutent d’autres statues anciennes parfaitement restaurées,des peintures…fruit du travail d’adhérents de l’association.

Une croix se trouve non loin de la chapelle. Exécutée en gros granit, on y voit gravée la lettre H au cœur de la croix et la date de 1677 sur le soubassement..

 2 - Saint Yves

Il était le fils d'un chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère*. Puis il s'en vient à l'Université de Paris. Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être prêtre, et le droit. Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléans, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier. Sous l'influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres. Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur.

Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autres, à une vie de prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Écriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle. Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres. On l'appelle 'le prêtre saint'. Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.

la mère de saint Yves, Azou du Quinquis, était une femme très pieuse qui aimait répéter à son fils: 'Vivez mon fils de telle manière à devenir un saint'.

3 - Le pardon de Saint-Yves est célébré le 19 mai

Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.

"Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Yves Hélori fut aussi le modèle des pasteurs: prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie. A sa mort, le 19 mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable centre de pèlerinage... Il n'est guère de paroisse en Bretagne où le culte de saint Yves ne soit rappelé par une statue ou un vitrail." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Yves)

La fête de la Saint-Yves (Gouel Erwan en breton) se fête tous les ans le 19 mai en l'honneur de saint Yves, patron des avocats et des Bretons. Elle est fêtée dans toutes les paroisses catholiques du monde, Yves étant considéré comme un saint de l'Église universelle. La Saint-Yves est particulièrement fêtée dans les paroisses bretonnes.
Autrefois, le lieu où se trouvent les reliques de saint Yves était sujet d'un pèlerinage annuel en provenance de toute la Basse-Bretagne. De nos jours un pardon important a lieu tous les ans à Tréguier, ville natale du saint. La Fête de la Saint-Yves a inspiré la création de la Fête de la Bretagne, autrefois appelée « Fest'Yves / Gouel Erwan » ou encore « Fête de la Bretagne à la Saint-Yves ».

Y est chanté le fameux cantique traditionnel breton Kantik sant Erwan, dont voici le refrain :
Refrain du Kantik sant Erwan
en breton
en français
Nan eus ket e Breizh, nan eus ket unan
Nan eus ket ur sant, evel sant Erwan,
Nan eus ket ur sant, evel sant Erwan.
Il n'y a pas en Bretagne, Il n'y en a pas un
Il n'y a pas un saint comme saint Yves,
Il n'y a pas un saint comme saint Yves.

Date de dernière mise à jour : 08/05/2019